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La Reptilisation estivale de l’Homo sapiens des temps post- modernes.

Publié le 02 août 2013 par pmx

Je souhaiterais aborder   ici la notion de comportements sanitaires, notamment solaire, et traduire au  mieux notre rapport contemporain au soleil. Ce travail a été l’objet de l’édition d’un essai scientifique transdisciplinaire publié chez Robert Laffont en 2012  intitulé LE SOLEIL DANS LA PEAU. Il résulte d’une confrontation scientifique s’articulant autour de quatre disciplines : Astrophysique ( Jean-Marc Bonnet-Bideau ), Anthropologie ( Alain Froment ), Neuro-Addictologie ( Aymeric Petit ), et Dermatologie ( Patrick Moureaux ). « Nous assistons de façon cérémoniale à la migration humaine estivale sur les plages hexagonales ou exotiques, mais avec un choix prépondérant pour les régions ensoleillées. L’homme est un animal de la chaleur. Chaque individu se projette dans l’immanence du bonheur physique et ludique à la recherche du plaisir en temps réel. Cette grand- messe solaire célèbre l’eucharistie  du temps festif confisqué à la réalité quotidienne vampirisante et  fossilisante. C’est l’antidote au catastrophisme ambiant, perfusé en continu dans nos esprits par nos chers médias. Le bord de mer et le soleil répondent à cette demande  de thérapie collective, permettant de transcender le douloureux et  le quotidien pressant, incitant à l’ivresse immanente de la « chair ».Le temps est suspendu, et la réalité pléthorique, virtuellement atomisée, nous sommes en apesanteur salvatrice.   En  se déshabillant de sa carapace socio-culturelle permanente et pesante, en s’exhibant à demi -nu sur le sable chaud, l’humain renoue avec ses origines animales. Ce rassemblement programmé dans cette posture,  le rassure sur sa condition d’espèce et le déculpabilise de tout excès comportemental .La tolérance est reine pour cette fois, toutes les différences, physiques, épidermiques, colorées ou non, vestimentaires sont acceptées sans contre partie, c’est un temps « convivial » et absolu. Ce rite ludique profane devenu légitimité sociale,  se substitue au temps sacré, devenu archaïque. Il s’identifie au groupe protecteur, et valide ainsi son attitude mimétique, mais risquée en raison d’une  précoce « consumation » annoncée dirait Michel Maffesoli1, le père de « l’Homme post-moderne ».

Ce mouvement est-il réfléchi ? Est-il généré par le jeu des    influences socio-culturelles ? Est-il conçu sous l’impulsion de notre inconscient ou bien soumis à la loi des neurosciences, exprimée par nos neurones miroirs ?

Ce biotope bacchanal  est à portée de main, le plaisir est immédiat, les différents éléments  le constituant sont assimilés à un SPA géant, un massage collectif, un sauna de masse et une gigantesque cabine de bronzage naturel, c’est un oui instantané à la vie, et l’expression d’une parenthèse anesthésiante. Nous retrouvons une sensation amniotique originelle et  rassurante au contact de l’eau, le sable nous enveloppe et nous donne un sens minéral, donc naturel, et les rayons solaires nous réchauffent et illuminent notre intériorité. Nous ressentons un état de non-existence, de légèreté, de fuite médiatico-culturelle, de décalage spatio-temporel, de protection naturelle, d’évasion, d’exotisme. L’effet thérapeutique communautaire dépasse le risque sanitaire singulier.Tel est le sens post moderne exprimé par nos excès comportementaux, leur réalité déferlante mérite une compréhension médicale, afin de façonner un discours interactif adapté avec le grand public, non encore parvenu au statut de «  patient » et tout mettre en œuvre pour qu’il n’y accède en aucun cas. »2

 Je vous invite pour ce voyage Darwinien, au coeur de votre odyssée évolutive en vous plongeant dans cet ouvrage.

1 Michel Maffesoli.      LA PASSION DE L’ORDINAIRE Miettes sociologiques. CNRS Editions, 2011

2 Patrick Moureaux.  LE SOLEIL DANS LA PEAU.  Editions Robert Laffont 2012

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La Peau organe de parure et véritable barrière protectrice

Publié le 25 juin 2013 par pmx

Organe méconnu, dévalorisé, sous évalué tant au niveau du grand public que des professionnels de santé. Cependant il est pourtant le plus conséquent de notre organisme, 2 m2, imaginez un panneau solaire d’une pareille superficie ! et 1/6  de notre poids. Il  se définit comme une fine tunique de recouvrement éphémère, le temps d’une vie, mais durable depuis nos origines et incarne le  reflet de notre odyssée Darwinienne. Ce n’est pas seulement un élément  de parure, mais  avant tout  une tunique interactive entre notre intériorité et notre matrice originelle,  elle détermine  notre frontière unique avec le cosmos, elle est probablement née avec les premiers êtres unicellulaires.

Le RIEN protège le TOUT. « L’Homo sapiens a sauvé sa Peau grâce à sa Peau » dirait Jean-Marc Bonnet Bideau.  Elle représente un véritable bouclier qui bloque le bombardement solaire. Le cosmos a déployé un parasol naturel représenté par la couche d’ozone au sein de la stratosphère, ô combien  primordiale pour  notre espèce. Notre peau s’est également dotée d’un écran solaire  fabriqué  naturellement  dans les couches épidermiques labellisée par  la mélanine  génétiquement  et injustement distribuée.

L e Soleil est une Etoile parmi les milliards  peuplant  notre Univers cosmique, mais nous sommes dépendants de cette unique galaxie. Elle brille de tout son paradoxe. En premier lieu par son éloignement, il est situé à 15O millions de kms au dessus de notre épiderme, mais tellement puissant qu’il est proche et l’impacte en surface et en profondeur à la vitesse de la lumière, il nous caresse et nous transperce. En second lieu par sa double face digne de Janus, faite  de  zones d’ombre représentant les  risques sanitaires et de zones de lumière nous enveloppant d’un bien être naturel et accessible pour tout un chacun pouvant  nous conduire jusqu’à la notion de PLAISIR  ADDICTIF. Le Soleil nous a SCULPTE génétiquement et morphologiquement à distance. Le Soleil est un puissant facteur de diversité visible, mais c’est le grand fauteur de la discrimination ethnique et sociale. Elément naturel devenu produit banal de la marchandisation de notre société de turbo-consommation  hypermoderne. Hier, nous évoluions sous une  gouvernance anthropologique et aujourd’hui  nous sommes précipités dans le magma hédonique. Hier, nous progression sous une  dépendance environnementale et aujourd’hui  nous subissons une dépendance culturelle.

Ce qu’il y a de plus profond en l’Homme c’est la Peau » écrivait Paul Valery en 1931 dans « L’idée fixe »  La surface nous plonge dans nos profondeurs intimistes qui elles mêmes façonnent notre épiderme.

Le RIEN  dessine le TOUT. La Peau a sécurisé notre apparence à travers notre évolution, mais paradoxalement aujourd’hui nous évoluons sous influence et sommes dépendants du paraitre et victime de ce pandémisme esthétique.

Elle  revêt cette double connotation, à la fois l’ESSENTIEL et l’EXISTENTIEL. L’Homo sapiens est né sous le soleil Africain, c’est un animal de la chaleur. Il a le Soleil dans la Peau,   selon Alain Froment. Nous avions initialement un lien filial ancestral et  naturel avec le Soleil, aujourd’hui il est devenu consumériste et banal. Nous avons survécu par ignorance sanitaire  à l’impact bénéfique de ce lien sur notre évolution morphologique, physiologique, et aujourd’hui nous  nous dirigeons vers « l’abîme » dirait Edgar Morin, malgré la  saturation de notre connaissance des risques sanitaires.

Aujourd’hui de façon paradoxale malgré une éducation sanitaire, l’Homo Sapiens des temps post-modernes avance dans une dynamique de  soumission SOLAIRE. Il me semble de bon aloi de réinventer un comportement  sanitaire notamment solaire responsable, agréable, ludique mais adapté et enseigné et non risqué. La notion « d’ECOLOGIE MEDICALE COMPORTEMENTALE » que je développerai ultérieurement représente la base même de cette stratégie.

« L’homme est naturel par culture et culturel par nature »  dirait Edgar Morin, il ne faut en aucun qu’il se déconnecte de la nature salvatrice, et il doit s’affranchir du diktat uniquement culturel. Il est invité à écrire sa propre partition en harmonie avec «  les autres » et devenir son propre chef d’orchestre de sa quotidienneté.

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La Peau est à l’image d’une étoffe précieuse

Publié le 17 avril 2013 par pmx

Je vous propose quelques lignes de mon essai scientifique transdisciplinaire,  grand public intitulé « LE SOLEIL DANS LA PEAU » et publié chez Robert Laffont, 2012

« La Peau est à l’image d’une étoffe précieuse,  à la fois robuste et fragile, drapant notre corps et notre MOI.  Elle tisse les frontières du temple de notre intériorité, ourlée d’une foultitude de boutonnières ouvertes sur notre berceau originel.

La Peau est le plus vaste organe de notre corps.  Elle représente 1/6 environ du poids de notre organisme et  atteint une superficie moyenne de  2 m2. Ce n’est pas une enveloppe de parure, passive,  mais une structure complexe,  fonctionnelle et vitale.

Cet organe a longtemps été considéré comme insignifiant en raison de son caractère superficiel,  mais aujourd’hui il bénéficie de l’aura d’une recherche combinée  anatomique et   physiologique très active lui configurant un rôle essentiel dans l’homéostasie de notre fonctionnement  et  de  notre  survie passée,  présente et future.  La dermatologie  moderne s’est affranchie de son empirisme ancestral, colorée au profit d’une pratique polyvalente dominée  par une recherche scientifique d’excellence  rivalisant sans  en rougir avec les autres spécialités dîtes médicalement nobles.  Aujourd’hui,  dans notre  rôle de praticien,  nous pilotons moult interventions dans des domaines variés et intrinsèquement liés,  notamment : La médecine interne, la dermatologie pédiatrique et gérontologique,  la chirurgie en ambulatoire les tumeurs cutanées, la cancérologie,  les maladies allergiques de la peau,  la dermatologie correctrice et  esthétique. Elle  pose un  regard global sur le patient,  sensible  à la double composante exprimée : Organique et psychologique.  La peau se révèle être le baromètre de notre intériorité.

C’est une véritable barrière fonctionnelle bipolaire,  permettant une connexion permanente entre notre  patrimoine physiologique intérieur et psychologique,  et notre environnement naturel et socio-médiatique.

Un tel rôle explique cette dynamique  interdisciplinaire pour tenter d’expliquer la genèse d’un comportement addictif : Solaire dans le cas particulier de notre propos. Nous vous proposons un voyage anthropologique inversé,  sur le grand récit de la peau addictive.

Les expressions de la Peau sont multiples. Notre regard sera conditionné par nos origines géographiques,  notre culture,  les normes médiatiques circonstancielles,  éphémères, changeantes  et délétères.  Nous observons « sous influence », et ce, dans notre quotidien le plus banal, et  nous ne soupçonnons pas les répercussions imprimées  sur notre comportement.

Ainsi,  pays,  continents,  cultures,  médias,  comportements individuels, vont interférer sur la lecture épidermique ;  tout est possible selon la loi pandémique de l’esthétisme contagieux. » 1

 

1 «  LE SOLEIL DANS LA PEAU »  Patrick Moureaux, Jean- Marc Bonnet-Bidaud, Alain Froment, Aymeric Petit éditions Robert Laffont 2012

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