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La Peau organe de parure et véritable barrière protectrice

Publié le 25 juin 2013 par pmx

Organe méconnu, dévalorisé, sous évalué tant au niveau du grand public que des professionnels de santé. Cependant il est pourtant le plus conséquent de notre organisme, 2 m2, imaginez un panneau solaire d’une pareille superficie ! et 1/6  de notre poids. Il  se définit comme une fine tunique de recouvrement éphémère, le temps d’une vie, mais durable depuis nos origines et incarne le  reflet de notre odyssée Darwinienne. Ce n’est pas seulement un élément  de parure, mais  avant tout  une tunique interactive entre notre intériorité et notre matrice originelle,  elle détermine  notre frontière unique avec le cosmos, elle est probablement née avec les premiers êtres unicellulaires.

Le RIEN protège le TOUT. « L’Homo sapiens a sauvé sa Peau grâce à sa Peau » dirait Jean-Marc Bonnet Bideau.  Elle représente un véritable bouclier qui bloque le bombardement solaire. Le cosmos a déployé un parasol naturel représenté par la couche d’ozone au sein de la stratosphère, ô combien  primordiale pour  notre espèce. Notre peau s’est également dotée d’un écran solaire  fabriqué  naturellement  dans les couches épidermiques labellisée par  la mélanine  génétiquement  et injustement distribuée.

L e Soleil est une Etoile parmi les milliards  peuplant  notre Univers cosmique, mais nous sommes dépendants de cette unique galaxie. Elle brille de tout son paradoxe. En premier lieu par son éloignement, il est situé à 15O millions de kms au dessus de notre épiderme, mais tellement puissant qu’il est proche et l’impacte en surface et en profondeur à la vitesse de la lumière, il nous caresse et nous transperce. En second lieu par sa double face digne de Janus, faite  de  zones d’ombre représentant les  risques sanitaires et de zones de lumière nous enveloppant d’un bien être naturel et accessible pour tout un chacun pouvant  nous conduire jusqu’à la notion de PLAISIR  ADDICTIF. Le Soleil nous a SCULPTE génétiquement et morphologiquement à distance. Le Soleil est un puissant facteur de diversité visible, mais c’est le grand fauteur de la discrimination ethnique et sociale. Elément naturel devenu produit banal de la marchandisation de notre société de turbo-consommation  hypermoderne. Hier, nous évoluions sous une  gouvernance anthropologique et aujourd’hui  nous sommes précipités dans le magma hédonique. Hier, nous progression sous une  dépendance environnementale et aujourd’hui  nous subissons une dépendance culturelle.

Ce qu’il y a de plus profond en l’Homme c’est la Peau » écrivait Paul Valery en 1931 dans « L’idée fixe »  La surface nous plonge dans nos profondeurs intimistes qui elles mêmes façonnent notre épiderme.

Le RIEN  dessine le TOUT. La Peau a sécurisé notre apparence à travers notre évolution, mais paradoxalement aujourd’hui nous évoluons sous influence et sommes dépendants du paraitre et victime de ce pandémisme esthétique.

Elle  revêt cette double connotation, à la fois l’ESSENTIEL et l’EXISTENTIEL. L’Homo sapiens est né sous le soleil Africain, c’est un animal de la chaleur. Il a le Soleil dans la Peau,   selon Alain Froment. Nous avions initialement un lien filial ancestral et  naturel avec le Soleil, aujourd’hui il est devenu consumériste et banal. Nous avons survécu par ignorance sanitaire  à l’impact bénéfique de ce lien sur notre évolution morphologique, physiologique, et aujourd’hui nous  nous dirigeons vers « l’abîme » dirait Edgar Morin, malgré la  saturation de notre connaissance des risques sanitaires.

Aujourd’hui de façon paradoxale malgré une éducation sanitaire, l’Homo Sapiens des temps post-modernes avance dans une dynamique de  soumission SOLAIRE. Il me semble de bon aloi de réinventer un comportement  sanitaire notamment solaire responsable, agréable, ludique mais adapté et enseigné et non risqué. La notion « d’ECOLOGIE MEDICALE COMPORTEMENTALE » que je développerai ultérieurement représente la base même de cette stratégie.

« L’homme est naturel par culture et culturel par nature »  dirait Edgar Morin, il ne faut en aucun qu’il se déconnecte de la nature salvatrice, et il doit s’affranchir du diktat uniquement culturel. Il est invité à écrire sa propre partition en harmonie avec «  les autres » et devenir son propre chef d’orchestre de sa quotidienneté.

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