Presse

Ouest-France / Bretagne / Vannes / Archives du samedi 01-12-2012
« L’homo sapiens basique a des neurones » – Vannes

Après avoir publié Le soleil dans la peau, le Vannetais Patrick Moureaux propose l’essai « Alors osons ! »

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Trois questions à…
Patrick Moureaux, auteur de « Alors osons ! »

Que devons-nous oser ?

Nous devons donner un rôle beaucoup plus actif au citoyen. Ce livre est, peut-être, l’écho de la voix citoyenne trop souvent non audible, non écoutée, régulièrement éteinte.
Osons imaginer une cyber gouvernance citoyenne pondérée, équilibrée, orchestrée et positive. Elle serait une banque d’idées organisée par thématiques : école, santé, environnement…
L’heure est venue de dire que l’homo sapiens basique a aussi des neurones ! Ces derniers ne sont pas l’exclusivité de cette hégémonie décisionnelle. Les hauteurs « himalayesques » des diplômes ne sont pas, non plus, la garantie de compétences.

Cela rendrait-il le quotidien moins angoissant ?

L’homo sapiens moderne évolue dans une ambiance stressante, angoissante et anxiogène.
J’aborde le sujet des neuroleptiques, béquille chimique, car on ne cesse de dire que les Français en sont les premiers consommateurs.

« Alors osons ! » deux mots qui invitent à l’action ?

En juillet 2011, j’avais soumis des propositions à la secrétaire d’État à la Santé. Elles sont restées sans réponse.
Je prends toujours mon bâton de pèlerin et j’ai contacté des sénateurs. Je rêve de voir la santé humaine enseignée dans les programmes scolaires de SVT. Le jeune, connaissant les bons codes sanitaires, serait conscient de posséder un capital santé qu’il ne doit pas dilapider.

Ce samedi, de 15 h à 18 h, Patrick Moureaux est en dédicace à la librairie Cheminant, rue Joseph-Le-Brix.


Radio RCF Sainte-Anne / Octobre 2012
Emission pilotée par Simon Coubard

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Radio RCF / Direct du Vendredi 29 juin 2012 (11h-12h)
Emission pilotée par la journaliste : Emmanuelle Jeudy

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Le mensuel du Golfe du Morbihan / Article numérique / 25 juin 2012 /
Propos recueillis par Charlotte Glemarec
Pourquoi nous n’adoptons pas un comportement responsable face au soleil
Patrick Moureaux, dermatologue à Vannes et auteur du nouveau livre « Le Soleil dans la peau » remet en cause nos idées reçues sur l’astre céleste. Il peut être nocif… mais pas seulement.

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Le Mensuel : Votre livre Le Soleil dans la peau s’articule autour de quatre domaines : astrophysique, anthropologie, dermatologie et addictologie, pourquoi ce mélange inédit des genres ?

Dr Patrick Moureaux :Le Soleil dans la peau n’est pas un livre médical mais un essai transdisciplinaire destiné au grand public. Ce livre n’aurait pas eu d’intérêt s’il avait été uniquement écrit par un dermatologue. Il était important d’y réunir des compétences scientifiques, satellites au soleil.Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien connu et reconnu, redéfinit ainsi les origines de l’univers et du soleil. L’anthropologue Alain Froment reformule les rapports entre le soleil et l’homme. Enfin, Aymeric Petit, neuropsychiatre spécialisé dans l’addiction s’intéresse à la relation pathologique au soleil.

Ce travail collégial répond à la nécessité de redéfinir la relation qu’entretient l’homo sapiens avec le soleil pour qu’il redevienne l’acteur de ses choix.

Vulgarisation scientifique contre les dangers du soleil versus diktats esthétiques faisant l’apologie du bronzage, d’après vous, quel discours a le plus d’influence ?

Pour que notre discours ait un impact, il doit être aux antipodes de ce qui est classiquement dit sur le soleil. Le but n’est pas d’être un chantre culpabilisateur mais de comprendre pourquoi nous n’adoptons pas un comportement responsable face au soleil. Nous vivons dans une société de pandémie esthétique qui nous pousse à entrer dans la spirale de l’addiction solaire. Ceci est favorisé par un quotidien vampirisant qui encourage une culture du plaisir immédiat à l’image des cabines de bronzage.

Celles-ci ont banalisé le soleil et l’ont transformé en produit de marchandisation. Le Soleil dans la peau est un outil pédagogique qui montre qu’un comportement solaire agréable et ludique est possible s’il est éduqué et non risqué.

En général, on parle beaucoup des effets négatifs du soleil sur la santé. Vous insistez aussi sur ses effets positifs moins connus. Pourquoi ?

Les campagnes de prévention ne présentent que la face la plus sombre du soleil. Comme Janus, il a deux facettes. Il ne faut pas se cantonner à un discours négatif et absolu qui n’encourage pas d’issues efficaces en matière de prévention. Interdire n’est pas toujours facteur d’adhésion. C’est pourquoi ce livre souligne aussi les bienfaits du soleil.

Quels sont ces bienfaits ?

La lumière blanche qui émane du soleil est dynamisante. Elle stimule la mélatonine appelée « hormone du bonheur ». Les infrarouges procurent une sensation de bien-être qui manque souvent aux populations d’Europe du nord, victimes de dépression hivernale.

Le soleil peut permettre de lutter contre l’eczéma ou le psoriasis Il est le garant du stock de vitamines D qui fixe le calcium sur les os. Elle optimise aussi nos réactions aux germes et autres cancers. Il ne s’agit donc pas seulement de bienfaits psychologiques mais bien d’effets objectifs.

Vies de famille / Article numérique / Jeudi 14 Juin 2012 / Propos recueillis par Marie-Pierre Garrabos/ektadoc
UV artificiels : attention danger
Vieillissement de la peau, cancers cutanés et même véritable addiction: les cabines de bronzage ne sont pas sans danger.
Patrick Moureaux, dermatologue, nous explique pourquoi.

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Des risques avérés

Contrairement aux arguments publicitaires, les UV artificiels présentent les mêmes dangers que l’exposition au soleil. Une récente étude américaine, menée par des chercheurs de la Mayo Clinic, montre même que les cancers de la peau sont en nette progression chez les jeunes femmes de 18 à 39 ans et particulièrement chez celles qui s’exposent régulièrement dans les cabines UV.

Un accès réglementé

En France, l’accès aux 15 500 cabines réparties dans 10 700 établissements est réglementé par le décret du 30 mai 1997. Il en interdit l’accès aux mineurs, rend obligatoire le port de lunettes de protection et recommande un temps maximal d’exposition annuelle à ne pas dépasser.

Des idées reçues

On pense, par exemple, préparer sa peau au soleil en fréquentant les cabines : rien ne le prouve. On croit s’exposer à des UV moins dangereux que les UV naturels. « Cela n’a aucune valeur scientifique », répond Patrick Moureaux. Il démonte un autre argument commercial utilisé pour vanter l’usage des cabines de bronzage : s’exposer permettrait de synthétiser la vitamine D, nécessaire notamment à la robustesse du squelette. « Trois expositions de 15 minutes par semaine, du visage, du décolleté et des avant-bras, suffisent à synthétiser la vitamine D dont nous avons besoin. »

L’apparition d’une dépendance

Le dermatologue pointe un autre effet dangereux de ces cabines : le développement d’une véritable addiction aux rayons. « Nous avons un comportement consumériste avec le soleil, analyse Patrick Moureaux. Nous l’utilisons comme un produit marchand. Et, comme nous sommes toujours en manque de temps, nous voulons profiter immédiatement de ses effets bénéfiques, euphorisant et dynamisant. Je vois de plus en plus de personnes – un homme pour cinq femmes – qui ne peuvent plus se passer des UV. Le plaisir qu’ils en retirent les conduit à l’abus, puis à la dépendance, comme pour le tabac ou l’alcool. Mais, le piège, c’est que les effets négatifs ne se voient qu’après dix à quinze ans de consommation. » Alors, si certains de ses confrères pensent que dix séances d’UV par an sont un maximum, le Dr Moureaux en déconseille, lui, totalement l’accès. « Cela n’empêche pas de se faire plaisir : profiter du soleil à petites doses, en protégeant correctement votre peau, vous fera plus de bien au moral. »

* Auteur de «Le Soleil dans la peau», éditions Robert Laffont. 19,30€.

Informations et conseils: reseau-melanome-ouest.com


Sciences & santé / Mai-Juin 2012

L’homme et le soleil – Un lien amoureux, un lien dangereux
Dans ce livre, Le Soleil dans la peau, Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien au CEA, et ses co-auteurs médecins retracent les relations de l’homme à son étoile depuis les origines de l’Univers.
Pour lui, l’urgence est de réduire « les risques sanitaires inhérents aux expositions solaires inadaptées ».

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Radio Vannes / le 21 mai 2012

Le soleil arrive…
24 Mai – Journée nationale de dépistage des cancers de la peau

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Le Républicain Lorrain / Lundi 7 mai 2012 / par François PRADAYROL

Santé Le doute dans la peau
Une étude américaine évoque une augmentation des cancers de la peau chez les moins de 40 ans et met en cause les cabines de bronzage. Les professionnels se défendent.

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Le docteur Patrick Moureaux, dermatologue à Vannes, a décrypté les nouveaux rapports de l’homme au soleil dans un livre, « Le soleil dans la peau ». À travers une démarche pluridisciplinaire, accompagné d’un astrophysicien, d’un anthropologue et d’un psychiatreaddictologue, il dénonce la multiplication de ces comportements à risque : « Malgré une éducation sanitaire, l’homo sapiens des temps postmodernes avance dans une dynamique de soumission solaire et s’inscrit dans une spirale consumériste excessive, déconnectée de sa matrice originelle, analyse-t-il. Cette addiction comportementale, très bien décrite par le docteur William Lowenstein, s’inscrit toujours selon le même scénario, avec une triade reproductible : consommation, abus et dépendance. » Pour la majorité des professionnels de la santé, il est aujourd’hui établi qu’une fréquentation régulière des cabines de bronzage augmente le risque de cancer de la peau.


France Inter / 30 avril 2012

« La tête au carré » – Corps et soleil

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Ouest-France / Bretagne / Vannes / Archives du jeudi 12-04-2012

L’addiction au soleil, un danger encore méconnu – Vannes
Patrick Moureaux, dermatologue à Vannes, a écrit Le soleil dans la peau, avec un astrophysicien, un anthropologue et un addictologue.

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Patrick Moureaux, dermatologue et coauteur du livre Le soleil dans la peau.Qui est à l’origine de ce livre ?L’idée me trottait dans la tête depuis plusieurs années. J’ai voulu la mettre en forme, mais je ne voulais pas un énième livre sur le soleil et la peau. Il ne traite pas uniquement du rapport médical homme-soleil. C’est une chronologie, un voyage darwinien. Nous sommes partis de l’addiction pour remonter à l’odyssée de l’Homo sapiens.Aujourd’hui, la peau est-elle un organe reconnu ?La peau, est un organe sous-estimé, alors que c’est le plus important de l’organisme : il représente 2 m² au total. Aujourd’hui, on sait que la peau est un bouclier énorme contre le soleil, qui a permis à l’homme de survivre. Il y a une vraie connexion entre l’épiderme et l’encéphale. La peau est le reflet de notre intériorité.

Les comportements vis-à-vis du soleil ont-ils évolué ?

Nos rapports avec le soleil sont mieux compris. Mais il y a toujours une exposition naïve : les gens ont tendance à penser que s’ils ne se font pas bronzer sur la plage, ils ne prennent pas de risques. Lorsque l’on jardine, on s’expose aussi. Nous sommes dans une région où on se protège moins. Alors que notre niveau d’ensoleillement se rapproche de celui du Sud.

Les bons gestes s’apprennent dès la plus tendre enfance ?

On a consommé 50 % de son capital solaire avant 20 ans. C’est donc sur la prévention de la petite enfance qu’il faut porter nos efforts, et sur la notion de pédagogie préventive. Les gens sont plus vigilants mais les gestes de bon sens ne sont pas toujours appliqués.

Comment savoir si l’on est dépendant aux rayons du soleil ?

À partir du moment où toute sa vie est tournée autour du soleil. Si, par exemple, on s’habille en petite tenue pour mieux bronzer, si l’on s’arrange des moments de bronzage dans son quotidien, etc. Une addiction solaire est une addiction comportementale, avec les mêmes processus qu’une addiction chimique (tabac, alcool) : consommation, abus et dépendance.

Peut-on en guérir ?

C’est toujours très difficile de guérir d’une dépendance. Ce n’est pas en brandissant la menace de cancer que ça arrêtera la personne. J’essaye de jouer la corde sensible, surtout avec les femmes, de vieillissement prématuré. Le ratio est de cinq femmes addict au soleil pour un homme.

Ce jeudi, à partir de 19 h, dédicace et présentation du livre Le soleil dans la peau, à la librairie Cheminant, 19, rue Joseph-Le Brix.

Erika PENOT.



 

 


Elle / Archives du 6 janvier 2012 / par Lisa Vignoli
UV: Faut-il arrêter ?
Pour faire face à la grisaille et avoir bonne mine, une solution: les cabines de bronzage. Mais est-ce bien raisonnable?

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Le mensuel du Golfe du Morbihan / Article numérique / mai 2013 /
Extrait du « Mensuel du Golfe » de mai 2013 relatant le livre de Mr Moureaux « Alors osons ! » ed. Amalthée.

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