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SciencesPeau et Pe@ulithique

Publié le 06 juin 2018 par pmx

 

 

Julien GREEN écrivait : «  le livre est une fenêtre ouverte sur l’évasion ».Pour aller dans le même sens, la devise de l’association  autour du livre orchestrée par Vincent SAFRAT son directeur, «  lire c’est partir ».

Ecrire, c’est un nouveau départ, une « excursion dans la zone intérieure », j’emprunte ici le titre  d’un livre de Paul Auster, un voyage dans le labyrinthe de nos interrogations, de nos angoisses, de nos réflexions, de nos émotions, de nos sentiments. Ce périple dans notre profondeur, peut être guidé  via la peau, Paul Valéry  ne disait-il pas que « ce qui est le plus profond chez l’homme c’est la peau ». Ce voyage dans nos profondeurs va permettre  de découvrir une réflexion, un état d’esprit labyrinthique, une pause pour transcender notre quotidienneté, et le tout se  métamorphose en expression organisée. L’écriture est une voix faible qui est réveillée par la lecture. Le lecteur révèle l’écrivain. Ce tandem prend tout son sens et sa puissance que si écriture et lecture combinent leur symbiose consentie.

L’écriture est un acte certes solitaire dans la créativité, dans son cheminement, mais l’écriture  est avant tout  un acte collectif et n’a de sens que si elle ne cesse de tendre des passerelles en direction des  lecteurs pour enclencher l’échange. C’est l’échange qui donne du sens à l’écriture, c’est une forme de partage, écrire c’est s’ouvrir et c’est offrir.

L’écriture est un acte double à la fois esthétique et politique.

  • Esthétique, Michel FOUCAULT parle du « souci de soi », ici je dirais le souci d’écrire, c’est avoir le souci de construire des textes harmonieux, sculptés, reliés, exposés, où la beauté est à la fois visible, lisible et audible. C’est le souci de lier le « bon et le beau », la lecture doit être belle et bienveillante, les mots soignent, on peut évoquer la notion de « bibliothérapie »
  • aussi l’écriture est politique, Napoléon disait que « tout est politique » et si la peau est aussi politique, « SciencesPeau et pe@ulithique » pourrait être une nouvelle discipline des sciences humaines autour de la peau à l’image de sa consoeur  SciencesPo de la rue Saint Guillaume à Paris, une interface où la peau ne serait plus l’élément, regardé, observé, mais l’élément observant en quelque sorte un observatoire et nous pourrions ainsi évoquer un certain nombre de thématiques sous le prisme épidermique, notamment le racisme , l’esthétisation du monde si cher à Gilles Lipovetsky, notre consumérisme sanitaire addictif, et bien d’autres que vous pourrez découvrir dans cet essai.

L’art est également politique et j’ai souhaité vous proposer une réflexion sur Peau et Architecture.

 Je vous laisse découvrir ce texte.

Patrick Moureaux

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